Qu’est-ce que le typosquatting et comment protéger ses visiteurs ?

Dans le petit monde des noms de domaine, il est parfois question de typosquatting. Mais savez-vous ce qui se cache derrière cette notion mais aussi comment vous en protéger pour éviter d’en être victime ? On vous dit tout…

Le typosquatting, c’est quoi ?

Le typosquatting (aussi appelé typosquattage) est une « forme de cybersquatting qui repose principalement sur les fautes d’orthographe et de frappe commises par un internaute pour accéder à un site web ».

Plus concrètement, le typosquatting va consister à cibler des sites à trafic élevé et à réserver des noms de domaine dont la graphie ou la phonétique est relativement proche avec pour objectif de profiter du manque de vigilance des internautes.

En effet, les pages web créées par les cybercriminels peuvent être des pages parking générant des revenus colossaux à leurs administrateurs ou bien des sites malveillants ayant pour but d’hameçonner les utilisateurs. Dans ce cas-là, le plus souvent, les sites arborent la charte graphique et le logo de l’entreprise usurpée dans l’espoir de récupérer vos données via l’ouverture d’un compte.

Pour le typosquatting, les cybercriminels réservent des noms de domaine avec inversion de lettres (goolge.fr au lieu de google.fr), avec une faute d’orthographe (decatlon.fr au lieu decathlon.fr), avec une extension différente (amazon.co au lieu d’amazon.com) ou encore avec des tirets (service-public.fr au lieu de servicepublic.fr).

En tout cas, même avec beaucoup de vigilance, pas toujours facile de différencier le vrai du faux.

Prévenir plutôt que guérir ?

Si le typosquatting peut être lourdement sanctionné lorsqu’il contrevient au droit des marques, la législation française est très silencieuse sur ce type de pratiques lorsqu’elles n’affectent pas directement une marque.

Aussi, bien que des procédures juridiques existent à l’échelle internationale, elles sont très chronophages et extrêmement coûteuses. Mieux vaut donc, dans la mesure du possible, prévenir que guérir.

Pour ce faire, il est conseillé aux administrateurs web d’acheter les noms de domaine « similaires » auprès de leur bureau d’enregistrement et ce par simples mesures préventives. L’expérience montre que le faible investissement en vaut la chandelle d’autant qu’il est possible de rediriger ces « fausses » adresses vers la page d’accueil de votre site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *