Qu’est-ce que le cybersquatting et comment s’en protéger ?

Parce qu’un nom de domaine revêt un enjeu économique majeur, surtout lorsqu’il est lié à une marque de renommée nationale ou internationale, des personnes malintentionnées sont parfois tentées de mettre en œuvre du cybersquatting. Découverte…

Le cybersquatting, c’est quoi ?

Le cybersquatting, également connu sous le nom de cybersquattage en français, est « une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque avec l’intention de le revendre ensuite à l’ayant-droit, d’altérer sa visibilité ou encore de profiter de sa notoriété ».

Si cette forme de parasitisme gagne du terrain, c’est bien évidemment parce que le nombre d’extensions disponibles pour un nom de domaine est croissant et qu’il est donc impossible pour des marques de se protéger totalement.

Mais c’est aussi parce que le cybersquatting peut permettre d’atteindre des objectifs très variés tels :

  • Détourner du trafic Internet vers son site
  • Engranger des revenus publicitaires grâce à une page parking
  • Revendre un nom de domaine au prix fort
  • Parasiter la boutique en ligne d’une grande marque avec une fausse boutique en ligne
  • Usurper l’identité de l’entreprise (phishing)
  • Dégrader l’image de l’entreprise par diverses actions (gripping)

Dans tous les cas, il est primordial de mettre un terme aux pratiques anti-concurrentielles au plus vite.

Comment se protéger contre le cybersquatting ?

Etre certain d’éviter d’être victime de cybersquatting est totalement impossible. En revanche, il est possible de suivre quelques conseils permettant de réduire les risques.

En premier lieu, il est conseillé d’enregistrer votre nom de domaine avant le dépôt de votre marque à l’INPI, certains cybersquatteurs guettant les dépôts de marque pour devenir propriétaire des noms de domaine correspondant avant la marque elle-même.

En second lieu, même s’il est impossible d’acquérir un nom de domaine avec toutes ses extensions, il est judicieux d’acheter le .com (avec et sans tirets si possible), les extensions nationales des pays où la marque est commercialisée et les extensions dites à risque (à savoir le .de, le .ru et le .cn).

Si malgré ces précautions, vous êtes victime de cybersquatting, sachez que diverses actions peuvent être conduites contre un cybersquatteur : mise en demeure, rachat anonyme du nom de domaine, procédures UDRP et URS et enfin suspension ou déréférencement du site.

Plus vite ces actions sont menées, moins votre entreprise pâtira de telles pratiques illégales…

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