Le continent africain tient enfin son extension .africa

Depuis quelques jours seulement, les porteurs de projets web ont la possibilité d’opter pour l’extension .africa pour leur nom de domaine. Si ce lancement doit contribuer à améliorer la présence du continent africain sur la Toile, plusieurs défis devront être préalablement relevés tels que la création de contenus pertinents.

L’extension .africa pour donner une nouvelle dimension au continent africain sur Internet

Alors que les noms de domaine avec extension .africa seront officiellement accessibles le 4 juillet 2017 pour le grand public, il est d’ores et déjà possible de les enregistrer auprès des hébergeurs les proposant dans leur offre.

C’est donc une véritable bataille qui a commencé pour les grandes marques internationales désireuses de décliner leur site web officiel avec cette extension .africa et d’éviter que des personnes mal intentionnées ne l’acquièrent avant eux pour les parasiter ou bien pour la leur revendre au prix fort.

Pour obtenir cette nouvelle extension, le prix à payer devrait être compris entre 15 et 20€ ce qui devrait en inciter plus d’un à se jeter à l’eau quand on sait que les extensions nationales déjà disponibles sont vendues à un tarif plus élevé.

Ce prix devrait aider l’Afrique dans son ensemble à pleinement faire son entrée dans le digital. A ce jour, la moitié des deux millions de sites web édités depuis l’Afrique le sont depuis l’Afrique du Sud. A l’avenir, des entreprises comme des particuliers devraient vouloir se lancer dans des projets web aux quatre coins du continent et contribuer à faire rayonner l’Afrique sur Internet.

Avec l’extension .africa, l’Afrique peut donc espérer s’offrir une nouvelle vitrine pour séduire dans le monde entier.

Le contenu et l’accès à Internet comme véritables défis

Depuis de longues années déjà, certains pays africains disposent de leur propre extension nationale pour les noms de domaine. Pour autant, à l’exception de l’Afrique du Sud, Internet ne s’est réellement imposé nulle part.

Deux principaux points semblent pouvoir expliquer sa tendance. Le premier tient au faible taux d’accès à Internet en Afrique Subsaharienne puisqu’il s’établit à seulement 22%. Le second est le manque de « qualité » des contenus proposés puisque la large majorité des sites fournit de l’actualité. Les services, souvent la clé du dynamisme d’Internet, sont rarement à disposition sur la Toile.

Aussi, il faudra absolument que ces défis soient relevés pour qu’un jour l’extension .africa puisse se vanter de rencontrer un succès similaire à l’extension .eu.

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