L'affaire est inquiétante. Car elle met en exergue l'imprudence de certaines sociétés lors de l'acquisition d'un nom de domaine ou de la migration vers le .eu (Lire nos articles). Et cela, malgré la forte prévention des registars officiels et de l'Eurid face à la menace que représentait Peter Francis Macrae pour les entreprises présentes sur la Toile.

Cet habitant d'un petit village tranquille du comté de Cambridge a vraiment bien berné son petit monde avant de prendre la poudre d'escampette en passant par un retour «à la case prison».

Et cela il faut bien l'admettre sans la subtilité d'un «black hacker» digne de ce nom. Car Francis Macrae n'est pas un pirate. Aux techniques de piratage, cet arnaqueur confirmé préfère la bonne vieille méthode du gangstérisme des années 30 : le chantage et l'intimidation. Une méthodologie nettement plus rapide, simple, et inefficace...

Cet Al Capone contemporain, spécialiste des faux enregistrements de .EU et des faux avis de renouvellement a réalisé des arnaques aux noms de domaine grâce à son incroyable culot. Par exemple, en s'octroyant le nom de EU Registry Services, en français les services d'enregistrement des noms de domaines européens. Hors le trublion ne disposait même pas d'une accréditation de l'Eurid et en plus le .EU n'était pas encore officiel.

Difficile dés lors, de comprendre l'imprudence des sociétés victimes de Macrae. D'autant que l'arnaqueur, était pourtant connu des services de police pour ses activités de spammeur. Ainsi en 2003 son nom apparaissait dans les listes de spammeurs des sites spécialisés dans la lutte …anti-spam.

L'homme actuellement devant la justice de son pays, comparait pour 5 faits qui vont des menaces de mort à l'envoi de messages menaçants.



Source: lapresseaffaires.com

article: Arnaud Dimberton